Références / Rénovation

Longère au bord du canal de Nantes à Brest

Face au canal de Nantes à Brest, ce hameau familial transmis de génération en génération témoigne d’une histoire constructive étroitement liée aux usages agricoles et domestiques qui ont façonné le site au fil du temps. Comme de nombreuses constructions rurales de la région, le bâti s’est développé par adjonctions successives, chaque période venant ajouter à l’existant de nouvelles constructions répondant aux besoins de l’époque.

L’ensemble est constitué de deux volumes principaux – une habitation et une ancienne écurie – édifiés à la fin du XIXe siècle. À ces constructions d’origine sont progressivement venues s’adosser diverses annexes jusqu’au milieu du XXe siècle, formant un ensemble hétérogène dont la lecture s’est peu à peu complexifiée.

Le projet vise à redonner cohérence à cet héritage tout en l’adaptant aux modes de vie contemporains. La réorganisation des espaces intérieurs permet ainsi de créer des lieux de vie généreux, lumineux et fonctionnels, tout en préservant les qualités architecturales et paysagères qui font l’identité du site.

L’intervention s’appuie sur une lecture attentive de l’évolution du bâti afin d’en retrouver l’esprit originel. Plusieurs constructions annexes réalisées en mâchefer et couvertes de plaques en fibrociment, sans lien avec les volumes historiques, sont supprimées. Leur démolition permet de dégager la façade est et de restituer une lecture plus juste de la composition d’origine.

Au sud, deux annexes en pierre ajoutées ultérieurement sont également déconstruites. Cette intervention libère la façade principale, améliore l’apport de lumière naturelle de fin de journée au coeur de la maison et redonne à l’ensemble sa silhouette initiale, caractérisée par la simplicité de ses volumes.

Les interventions sur les façades demeurent volontairement limitées. Chaque modification répond à un usage précis et cherche à renforcer la relation entre les espaces habités et leur environnement. Elles contribuent à veiller à ce que chaque pièce bénéficie d’un éclairage naturel.

Au nord, un nouveau percement signale l’entrée de la maison tout en apportant un éclairage naturel à la salle d’eau. À l’est, une ouverture créée dans le mur existant capte la lumière du matin et offre une vue sur les champs qui s’étendent jusqu’à l’horizon. Au sud, une baie est redimensionnée afin de retrouver une proportion harmonieuse avec les percements existants et de renforcer l’équilibre de la composition de la façade.

Les menuiseries sont implantées à différents nus selon les situations. Certaines posées au nu extérieur ménagent des alcôves qui prolongent visuellement les espaces intérieurs vers le paysage tandis que l’entrée est traitée en retrait, créant un seuil abrité qui protège l’accès de la maison.

La réorganisation intérieure participe également à cette ouverture sur le site. Le nouvel escalier permet d’investir les combles, anciennement dédiés au stockage du foin, et de les intégrer pleinement à l’habitation. À l’étage, les chiens-assis existants offrent aux chambres des vues cadrées sur le canal. Au rez-de-chaussée, les percements réalisés aux extrémités du mur de refend prolongent les perspectives entre les espaces de vie et permettent au regard de traverser la maison pour se projeter vers l’extérieur.

Plan du rez-de-chaussée – Existant

Plan du Premier étage – Existant

Plan du rez-de-chaussée – Projet

Plan du Premier étage – Projet

Les interventions sur les façades demeurent volontairement limitées. Chaque modification répond à un usage précis et cherche à renforcer la relation entre les espaces habités et leur environnement. Elles contribuent à veiller à ce que chaque pièce bénéficie d’un éclairage naturel.

Au nord, un nouveau percement signale l’entrée de la maison tout en apportant un éclairage naturel à la salle d’eau. À l’est, une ouverture créée dans le mur existant capte la lumière du matin et offre une vue sur les champs qui s’étendent jusqu’à l’horizon. Au sud, une baie est redimensionnée afin de retrouver une proportion harmonieuse avec les percements existants et de renforcer l’équilibre de la composition de la façade.

Les menuiseries sont implantées à différents nus selon les situations. Certaines posées au nu extérieur ménagent des alcôves qui prolongent visuellement les espaces intérieurs vers le paysage tandis que l’entrée est traitée en retrait, créant un seuil abrité qui protège l’accès de la maison.

La réorganisation intérieure participe également à cette ouverture sur le site. Le nouvel escalier permet d’investir les combles, anciennement dédiés au stockage du foin, et de les intégrer pleinement à l’habitation. À l’étage, les chiens-assis existants offrent aux chambres des vues cadrées sur le canal. Au rez-de-chaussée, les percements réalisés aux extrémités du mur de refend prolongent les perspectives entre les espaces de vie et permettent au regard de traverser la maison pour se projeter vers l’extérieur.

Le projet accorde une attention particulière à la qualité d’usage et à la performance environnementale du bâtiment.

Le confort acoustique entre les niveaux est amélioré grâce à la mise en oeuvre d’une chape sèche associée à des plaques de Fermacell. Cette solution limite efficacement la transmission des bruits d’impact tout en permettant la mise à niveau du plancher existant sans le surcharger.

L’amélioration thermique de l’enveloppe repose sur l’emploi d’un isolant biosourcé composé de fibres végétales et recyclées. Ce matériau choisi pour ses qualités environnementales et sa capacité à réguler naturellement l’humidité contribue également à une bonne qualité de l’air intérieur, garantissant un confort durable aux occupants.

La gestion de l’eau constitue également un enjeu majeur du projet. La pente naturelle du terrain dirige les eaux de ruissellement vers la façade nord, générant des phénomènes d’humidité dans les maçonneries. Afin d’assainir durablement le bâti, une cour anglaise est aménagée le long de cette façade permettant d’en éloigner les eaux. Un jardin de fougères et de végétaux de faible hauteur y est aménagé accompagnant la séquence d’entrée.

Enfin, le projet privilégie une démarche de réemploi des matériaux. Les éléments déposés sont conservés lorsqu’ils peuvent être réutilisés ou stockés en vue d’un usage futur. Les pierres issues des démolitions sont réemployées pour la réalisation de murets paysagers au nord et à l’ouest de la parcelle. Les ardoises sont concassées et réutilisées au pied des murs comme bande stérile pour limiter le rejaillissement.

Baud Ilot 0

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